Paroles “Il était une fois”
octobre 31, 2009 by admin
Filed under Cas de guerre, Il était une fois
Indépendant est mon parcours j’ai toujours été à part
Aussi loin que j’me souvienne j’ai toujours eu des radars
N’y vois rien de personnel chacun veut croquer sa part
Entouré de chiens fils de chienne et de bâtards
J’ai débarqué en banlieue de ma campagne le ciment
A remplacé la verdure mais j’m’habitue facilement
J’fais ma place en silence apprends de nouveaux mots
Mes voisins de classe se nomment Hicham Gaël et Momo
Ma cours d’école est belle j’vois des têtes de toutes les couleurs
Passe en 4ème sans avoir eu trop de douleurs
J’commence à connaitre la ville ses différents secteurs
Les Ucs Bron T ont vu mes premiers pas de basketteurs
On fait du sport on kiffe on est jeunes et ambitieux
On ne connait pas la vie les grands et leurs cercles vicieux
On délire à Auchan premiers vols en dehors du champ
D’la caméra certains après dealeront du chanvre
Bagarre entre collèges qui plus grand sont des collègues de fumettes
Partageant le shit dans la paumette
On chiffre vite que tout n’est pas si facile ici
Donc face à ça certains choisiront l’illicite
On a tous un talent trop d’nous l’on lâché
Trop d’nous on lâché les études pour vendre le sachet
J’sais pas si tu sais mais le biz n’est pas une routine
Pas une broutille tu goûteras vite à la chevrotine
Des connards en tout genre accrocs à la vie d’zonnards
Pour 100 dollars sont prêts à devenir taulards
Penser à demain en tempérant ses actes
Prendre le bon chemin celui où y a pas de cul de sac
J’te parle de ça parce que ça fait pas si longtemps qu’ça
J’croyais qu’en France l’égalité était importante
Dans nos quartiers populaires mais ce n’est pas l’cas
Les gars galèrent et la mission locale ne fait pas l’poids
Sarah a vite vu qu’elle n’était pas une princesse
Et qu’dans les dessins animés y avait même pas un zest
De vérité sur ce monde et toutes ses bassesses
Au lieu d’prendre soin d’nous l’état pratique un inceste
On ne cesse de parler pour rien dire se charrier
On en vient à maudire la rue à laquelle on est marié
Pris dans une spirale de violence estivale
Quand les esprits s’échauffent trop ca devient le festival Gro
J’ai la dalle les crocs j’évite de parler trop
Donne-moi un micro que j’kick ça comme il faut
Parce que l’info qu’il nous donne n’est pas celle à voir
La vérité qui sort de leur bouche n’est pas celle à croire
Chacun pour soi Dieu pour tous Nike ou mouk hein
Si tu veux comprendre l’humain commence par lire un bouquin
Nos vies sont fades parce qu’on rêve de leurs paillettes
Et qu’les cahiers d’école ne ramèneront pas le Cayenne
Petit frère le sait donc il va laisser
D’côté les cours se lancer dans l’illégal s’élancer
ça à l’air de rien donc vas-y fais le grand écart
Direction la rate sans passer par la case départ
Des barres et des barres on veut tous amasser
Des parts d’leur gâteau on n’en aura jamais assez
Ils attendent qu’on se tue et qu’on se nique entre nous
Qu’on se prostitue pour d’la thune qu’on se met’ à genoux
Chez nous y a pas de demi- mesure peu ont les pattes blanches
Elle est loin l’époque où les dealers ne fourguaient pas d’blanche
La trêve qu’on veut on l’aura pas cette année
En tout cas on en rêve grâce au Despé du pakistanais
Fanés par la vie les embrouilles les problèmes la
Plupart partent en couilles dérivent vers Oussama ben la-
-den à la traine on peine tant qu’on baigne là dedans
On se sent concerné pas comme dans ce système-là
Las j’parle aux miens hélas trop prêts du mitard
M’adresse aux tiens ceux-la même qui sont triquards
Ce n’est qu’un soutien pour ceux derrière les barreaux
Les anciens qui on voulu placer la barre haute en
Rodant en bas des barres rodéo dans une wago ber-bar
Faire le clébard et s’faire rattraper par
La justice ou son passé, dis-moi où sont passés
Tes potos frelot aucun d’eux n’t’a fait passer
De mandat cash ou lettre pas ta gache?
Pense à dehors pendant qu’ton voisin s’quiche sur Tabbata Cash
Ou une petite zoulette comme dans ces clips qu’on voit
Après ça parle d’équipe de monter braquer un convoi
On a tous le choix mais les trajectoires sont bizarres
Partir de Vaulx en Velin pour fourguer à Ibiza
Ou au bord de la mer tant qu’y a la baraka
Ça met du bail à plat pour la baraque à Malaga
On veut mettre bien la famille mais famine il y a
Esprits enfumés à cause de la sinsemilia
ça revoit des potos de l’époque wech la bes
ça refait le monde assis sur un banc dans la Tess
Echafaude des plans dans la tête avant d’être Dead
On a faux mais on veut du pèze pour finir obèse ?
On a trop taquiné le bed donc on est bon dernier
Ton socce a quiné trop de bédos a fini interné?
Au final lui est sur son yacht nous là nos
Petits plaisirs à nous c’est de voir gagner le Milano
J’lève mon verre aux petits qui roulent dans les ruelles
Pendant que j’fais tapis à cause de Patrick Bruel
Joue avec les tours de poneys d’mon fils
Mise le salaire du mois pendant qu’j’laisse seule la mise
A la maise c’est la merde passé le 15 du mois
La société de conso devra donc faire sans moi
On se console avec ce qu’on peut parties de console
On déconne et la réussite n’entend pas qu’on sonne
Donc la porte on veut la péter et la défoncer
Beaucoup en on rien à péter et vont s’enfoncer en
Roulant à gauche ou à droite suivant le cas là
ça joue aux cartes dans un local en vrai décalage
ça parle de plan et de cash pour du dépannage
Pendant qu’les petits font cache cache avec les decks à l’âge
De rester à la baraque ou de dormir ça joue les baraques
Pillave sa haine pour la revomir puis la voir revenir
Aussitôt qu’on se lève
Savoir qu’on n’a pas d’avenir c’est ça que l’on célèbre
Tard sur un parking un parc ou une vardine
Trop rare sont les parties d’plaisir les surprise- parties
Le train-train quotidien nous fait claquer tout nos tintins tant et si bien
Qu’on est tenté on devient zinzin maboule trépané on déboule
Raboule le fric frère avant que l’on te dépouille
On a vite fait de prendre des raccourcis et si le crime paie
ça reste juste une forme de suicide social
Par là j’entends qu’on n’est pas égaux
Car la vie certains la fument d’autres ont le mégot
Parle à mon cul ma tête est malade
Cocu égalité des chances c’est qu’des salades.

